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SURFACES & CALCULS
PLU / PLUi · Espaces libres et végétalisés

Pleine
terre

Contrairement à la surface de plancher, la pleine terre n’a pas une définition nationale unique à appliquer partout. Sa définition, son assiette et son mode de calcul doivent être recherchés dans le PLU ou PLUi applicable au terrain.

TERRE EN CONTINUITÉ AVEC LE SOL NATUREL
DALLE / SOUS-SOL ?
VÉRIFIER LE PLU
01 · Définition

Une notion à lire dans le règlement local

Le Code de l’urbanisme permet aux PLU/PLUi d’imposer une part minimale de surfaces non imperméabilisées ou éco-aménageables. De nombreux règlements utilisent alors la notion d’« espace de pleine terre » et la définissent dans leur lexique ou leurs dispositions générales.

En pratique, qu’est-ce que la pleine terre ?La pleine terre correspond généralement à des espaces verts ou végétalisés permettant l’infiltration naturelle de l’eau dans le sol et conservant une relation avec le sol naturel. Jardins, pelouses et espaces plantés peuvent ainsi être retenus lorsqu’ils répondent à la définition du PLU/PLUi applicable.
Point essentielNe considérez jamais automatiquement qu’une surface engazonnée ou perméable est de la pleine terre. Un espace végétalisé situé au-dessus d’un parking souterrain peut, par exemple, être exclu selon la définition du PLU.
02 · Méthode

Où trouver la règle ?

1 — Règlement écrit de la zone
2 — Lexique / définitions
3 — Dispositions générales
4 — Article espaces libres / végétalisation
5 — OAP applicables
6 — Version à jour du PLU/PLUi
Recherche rapide dans le PDFRechercher : « pleine terre », « espaces libres », « végétalisé », « perméable », « coefficient de biotope » et « sous-sol ».
03 · Qualification

Que peut-on compter ?

Ces indications sont des réflexes de contrôle et non une définition universelle :

ÉlémentRéflexe
Jardin / pelouse directement sur sol naturelGénéralement compatible, sous réserve du PLU.
Surface végétalisée sur parking ou sous-solNe pas compter automatiquement.
Toiture végétaliséePas automatiquement de la pleine terre ; peut relever du biotope.
Pavés infiltrants / pavés à joints perméablesÀ vérifier dans le PLU. Certains règlements peuvent prendre en compte tout ou partie de ces surfaces perméables dans leurs exigences d’espaces non imperméabilisés, de surfaces éco-aménageables ou, selon leur définition propre, dans le calcul retenu pour la pleine terre. Elles ne doivent toutefois jamais être comptées automatiquement comme pleine terre.
Stationnement perméableÀ vérifier. Selon le règlement, il peut être exclu de la pleine terre ou bénéficier d’une prise en compte spécifique, notamment lorsqu’il est réalisé avec un revêtement infiltrant.
Cheminement perméableVérifier la définition locale.
Réseaux enterrésCertains règlements les admettent sous conditions.
Ouvrage / local enterréPeut déqualifier la surface : lire le PLU.
04 · Calcul

Calculer le minimum exigé

Le point le plus important est d’identifier l’assiette du calcul. Le PLU peut appliquer son pourcentage à la superficie du terrain, à l’unité foncière, à une partie du terrain ou à une autre surface de référence.

ExempleTerrain de 1 000 m² et exigence de 30 % de pleine terre : 1 000 × 30 % = 300 m² minimum, uniquement si le règlement retient bien la totalité du terrain comme assiette.
Minimum réglementaire300,00 m²Projet conforme dans cet exemple.
05 · Cas particuliers

Les définitions peuvent réellement varier

Un règlement cité par le Conseil d’État à Nantes définissait notamment la pleine terre par un revêtement perméable, des conditions concernant le sous-sol et les réseaux, et excluait les aires de stationnement et leurs accès. Une décision concernant Paris montre une autre définition, fondée notamment sur les effets des ouvrages souterrains sur l’équilibre pédologique.

ConséquenceArchiBalise doit ici enseigner une méthode de lecture du PLU, plutôt qu’une liste nationale figée d’éléments inclus ou exclus.
06 · Permis de construire

La rendre lisible dans le dossier

Lorsque le règlement impose de la pleine terre, représentez-la clairement sur le plan de masse ou sur un plan spécifique des espaces verts.

✓ Hachure ou couleur dédiée
✓ Légende « pleine terre »
✓ Surface en m²
✓ Pourcentage obtenu
✓ Minimum réglementaire
✓ Tableau existant / projet si utile
Exemple de mentionSurface de référence : 1 000 m² · Exigence : 30 % = 300 m² minimum · Projet : 350 m² = 35 % → conforme.
07 · Contrôle

Checklist

✓ Zone PLU identifiée
✓ Définition locale retrouvée
✓ Assiette du calcul vérifiée
✓ Pourcentage exigé vérifié
✓ Sous-sols repérés
✓ Réseaux vérifiés
✓ Stationnements analysés
✓ Perméable ≠ automatiquement pleine terre
✓ Pavés infiltrants vérifiés dans le PLU
✓ Calcul reporté au plan
✓ Cohérence avec la PC4
08 · Sources

Références

Conseil d’État — 17 mars 2021, n°432769

Exemple concret d’une définition de pleine terre fixée par un PLU.

Consulter sur Légifrance ↗
Conseil d’État — 8 juillet 2024, n°475635

Exemple de dispositions du PLU de Paris relatives à la pleine terre et aux ouvrages en sous-sol.

Consulter sur Légifrance ↗
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