PC4
Permis de construire · Pièce écrite

La notice
descriptive

La PC4 complète les plans. Elle explique l’état initial du terrain, les choix du projet, les matériaux, les clôtures, les plantations, les accès et la manière dont l’ensemble s’insère dans son environnement.

PC4
NOTICE DESCRIPTIVE
État initial
Projet
Matériaux et abords
Une bonne notice doit expliquer ce que les plans montrent mal ou ne montrent pas du tout.
État initial Terrain, végétation et environnement
Projet Implantation, volume et organisation
Matériaux Teintes, façades, clôtures et sols
Accès et abords Stationnement, plantations et limites
01 · Comprendre

À quoi sert la PC4 ?

La notice descriptive est la pièce écrite du projet architectural. Elle doit permettre au service instructeur de comprendre le terrain existant, les choix architecturaux et la manière dont le projet s’insère dans son environnement.

Elle ne doit pas être une répétition mot pour mot des plans. Son intérêt est précisément de décrire, préciser et expliquer les éléments qui ne peuvent pas être compris uniquement par le dessin.

Base réglementaire L’article R.431-8 du Code de l’urbanisme définit le contenu de la notice du projet architectural : état initial du terrain et de ses abords, insertion du projet, aménagement du terrain, implantation et volume, traitement des limites, matériaux et couleurs, espaces libres et plantations, accès et stationnement.
02 · Organisation

Une structure simple et efficace

La notice peut être organisée selon les thèmes du Code de l’urbanisme. Cette méthode facilite la rédaction et limite le risque d’oublier une information importante.

1

État initial du terrain et de ses abords

Terrain, constructions existantes, végétation, paysages et voisinage.

2

Aménagement du terrain

Ce qui est conservé, modifié, supprimé ou créé.

3

Implantation, organisation et volume

Relation du projet avec le terrain et les constructions voisines.

4

Traitement des limites

Clôtures, portail, végétation et aménagements situés en périphérie.

5

Matériaux et couleurs

Façades, toiture, menuiseries, bardages, serrurerie et autres finitions.

6

Espaces libres, plantations, accès et stationnement

Traitement du sol, espaces verts, arbres, accès piétons et véhicules.

03 · Avant projet

Décrire l’état initial sans écrire un roman

L’objectif est de donner les informations utiles pour comprendre le contexte dans lequel le projet vient s’insérer.

Situation du terrain
Morphologie et pente générale
Constructions existantes
Végétation et arbres significatifs
Accès existants
Caractère du voisinage
Paysage ou patrimoine particulier
Murs, clôtures ou éléments conservés
EXEMPLE DE FORMULATION

Le terrain est situé dans un secteur à dominante résidentielle, caractérisé par des constructions implantées en retrait de la voie et accompagnées de jardins privatifs. La parcelle présente une pente légère vers le fond du terrain. Elle accueille actuellement une construction ainsi que plusieurs espaces végétalisés. L’accès automobile existant s’effectue depuis la voie située au sud.

04 · Transformation

Expliquer ce qui est modifié ou supprimé

La notice doit indiquer comment le terrain évolue avec le projet. Cette partie fait le lien direct avec le PC2 et le PC3.

Décrivez notamment les terrassements significatifs, démolitions, suppressions de végétation, nouveaux cheminements, terrasses, stationnements et autres aménagements extérieurs.

Le bon réflexe Utilisez les mêmes termes que sur le plan de masse : si le PC2 indique « pavés infiltrants », la notice ne doit pas parler simplement de « revêtement de sol ».
05 · Composition

Implantation, organisation et volume

Cette partie explique pourquoi la construction prend cette forme et comment elle se positionne par rapport au terrain, aux bâtiments voisins et au paysage.

Position du bâtiment sur la parcelle
Orientation générale
Nombre de niveaux
Forme générale des volumes
Type de toiture
Relation aux constructions voisines
Éviter les formulations vides « Le projet s’intègre parfaitement à son environnement » n’explique rien. Préférez des éléments concrets : hauteur, orientation, alignement, matériaux, pente de toiture ou continuité avec le tissu bâti existant.
06 · Périphérie

Clôtures, portails et traitement des limites

La notice doit décrire les constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain.

C’est un point souvent sous-estimé. Une simple mention « clôture projetée » est rarement suffisamment précise pour expliquer l’aspect futur de la limite.

Hauteur de la clôture
Matériau de la clôture
Couleur ou finition
Présence d’un mur bahut
Portail battant ou coulissant
Hauteur et matériau du portail
Cohérence avec le PC2 La hauteur et la matérialité annoncées dans la notice doivent correspondre aux informations du plan de masse et, si elles sont représentées, aux façades ou documents graphiques.
07 · Aspect

Décrire précisément les matériaux et les couleurs

Le Code demande d’indiquer les matériaux et les couleurs des constructions. C’est donc l’un des endroits où une rédaction trop vague peut rendre le dossier peu précis.

Trop vague

« Les façades seront réalisées dans des teintes claires et la toiture sera de couleur sombre. »

Plus précis

« Les façades seront revêtues d’un enduit minéral de teinte beige clair. Les menuiseries extérieures seront en aluminium gris anthracite. La couverture sera réalisée en tuiles de teinte rouge naturel. »

RAL et KEIM : deux références souvent rencontrées en agence

Dans les dossiers de permis de construire, on utilise très souvent des références RAL pour préciser la teinte des éléments manufacturés ou métalliques : menuiseries de fenêtres, portes, portes de garage, garde-corps, portails, clôtures, serrurerie, couvertines ou bardages métalliques, selon les produits retenus. Le RAL CLASSIC constitue une référence de couleur largement utilisée en architecture, dans l'industrie et les métiers du bâtiment.

Pour les façades et murs enduits ou peints, les agences peuvent également travailler avec des nuanciers de fabricants. Les nuanciers minéraux KEIM sont notamment couramment utilisés pour les façades et murs lorsque le système de peinture ou d'enduit retenu est compatible. KEIM propose plusieurs gammes de teintes adaptées aux façades, intérieurs, pierres naturelles et bétons.

RAL — souvent pour

Menuiseries extérieures

Fenêtres et portes

Garde-corps et serrurerie

Portails et clôtures

Éléments métalliques et bardages

Exemple : aluminium thermolaqué RAL 7016.

KEIM — souvent pour

Façades enduites ou peintes

Murs extérieurs

Supports minéraux

Rénovation de façades anciennes

Certains murs intérieurs selon le système

Exemple : enduit / peinture minérale, teinte KEIM à préciser.

Ce n’est pas une règle réglementaire RAL pour les menuiseries et KEIM pour les murs correspondent à des pratiques courantes et à des choix de prescription, pas à une obligation du permis de construire. Une menuiserie peut utiliser un autre nuancier fabricant et une façade peut être définie par un RAL, un autre nuancier ou une référence propre au fabricant.
Ajouter les teintes directement dans la notice Pour faciliter la lecture du dossier, il est conseillé d’ajouter dans la notice un petit échantillon visuel des teintes RAL et KEIM retenues, accompagné de leur référence exacte.

Par exemple : un carré de couleur avec la mention « Menuiseries aluminium — RAL 7016 » ou « Façade — teinte KEIM [référence retenue] ».

Cette présentation permet au service instructeur d’identifier rapidement la palette générale du projet sans devoir rechercher chaque référence dans un nuancier. Elle peut donc simplifier la lecture et l’instruction du permis, notamment lorsque plusieurs matériaux ou teintes sont utilisés.
L’image reste indicative L’échantillon de couleur intégré au PDF est une aide visuelle : il ne remplace pas la référence écrite de la teinte. Les écrans, profils colorimétriques, exports PDF et impressions peuvent modifier son rendu. Indiquez donc toujours la référence RAL, KEIM ou fabricant à côté de l’image.
Attention aux couleurs affichées à l’écran Une couleur visualisée sur un écran ou dans un PDF ne constitue pas une reproduction parfaitement fiable de la teinte réelle. Pour arrêter une couleur de projet, privilégiez un nuancier physique ou un échantillon réel. KEIM indique également que des différences peuvent exister entre les teintes numériques, les impressions papier et les teintes réelles.
Ne pas inventer une référence Si la teinte n’est pas encore arrêtée, mieux vaut décrire honnêtement la couleur et la finition plutôt que d’inscrire une référence arbitraire qui pourrait ensuite être contradictoire avec les façades ou le chantier.

Le PLU peut aussi imposer l’aspect extérieur

Avant de choisir les matériaux et les couleurs, il faut systématiquement vérifier les dispositions du PLU ou du PLUi relatives à l’aspect extérieur des constructions. Selon la commune et la zone concernée, le règlement peut encadrer plus ou moins précisément les façades, les couvertures, les menuiseries et certains éléments architecturaux.

Teintes autorisées ou interdites pour les façades
Aspect ou nature des enduits et bardages
Type ou aspect des matériaux de couverture
Couleur des toitures
Pente minimale ou maximale des toitures
Toitures à pans ou toitures-terrasses
Forme et traitement des lucarnes
Teintes ou aspect des menuiseries et volets
Clôtures, murs bahuts et portails
Prescriptions particulières liées au patrimoine local
Les couleurs peuvent être encadrées Certains règlements ou documents auxquels ils renvoient peuvent prévoir une palette chromatique, un nuancier communal ou des familles de teintes. Dans ce cas, le choix d’un RAL, d’une teinte KEIM ou d’une référence fabricant doit être compatible avec les prescriptions applicables au projet.
EXEMPLE DE FORMULATION DANS LA PC4

« Les façades seront traitées dans une teinte claire conforme à la palette chromatique applicable à la zone. Les menuiseries extérieures seront en aluminium thermolaqué, teinte RAL [...]. La couverture sera réalisée en [...] de teinte [...], conformément aux prescriptions du règlement d’urbanisme. »

Ne pas regarder uniquement l’article consacré aux façades Selon la structure du PLU/PLUi, les prescriptions architecturales peuvent apparaître dans le règlement de zone, dans des dispositions générales, un cahier de recommandations, une palette de couleurs, une OAP ou un document patrimonial applicable au secteur. Il faut donc vérifier l’ensemble des documents opposables ou applicables au projet.

Ne pas oublier les sols extérieurs

La notice peut également préciser les matériaux des aménagements : espaces verts, enrobé, pavés, pavés infiltrants, gravier, stabilisé, terrasse bois ou autres traitements.

08 · Paysage

Espaces libres et plantations

Indiquez ce qui est conservé, supprimé ou créé, en particulier lorsque le PLU impose des plantations, une proportion de pleine terre ou la conservation d’arbres.

Arbres conservés
Arbres supprimés
Plantations créées
Haies et limites végétales
Espaces verts
Surfaces de pleine terre si pertinentes

Vérifier les espèces végétales demandées par le PLU

Le PLU ou le PLUi peut aller plus loin que la simple obligation de planter un certain nombre d’arbres. Selon le règlement applicable, il peut encadrer le type de plantations, recommander ou imposer certaines essences, favoriser les haies composées de plusieurs espèces, demander des arbres de haute tige ou exclure certaines espèces.

Il faut donc éviter d’indiquer uniquement « arbre projeté » ou « haie projetée » lorsque le règlement demande davantage de précision. Une fois les prescriptions vérifiées, il est préférable d’identifier les essences réellement prévues dans la notice et, lorsque cela améliore la lecture, dans la légende du plan de masse.

Privilégier une palette végétale adaptée au contexte local Lorsque le règlement ne fournit pas une liste fermée, on privilégie généralement des essences adaptées aux conditions locales : climat, nature du sol, exposition, disponibilité en eau et paysage du site. Les documents locaux peuvent également recommander des essences indigènes ou caractéristiques du territoire.

Le choix ne doit donc pas être fait uniquement pour l’aspect graphique du permis : il doit rester cohérent avec le site et les prescriptions locales.
EXEMPLE DE FORMULATION DANS LA PC4

« Les espaces libres seront végétalisés. Les nouvelles plantations seront composées d’essences adaptées au contexte pédoclimatique local et choisies conformément aux prescriptions du PLU. Les essences retenues sont précisées dans la palette végétale du projet et reportées sur le plan de masse. »

Ne pas inventer une liste d’essences La palette végétale doit être déterminée à partir du PLU/PLUi, de ses annexes ou recommandations lorsqu’elles existent et des caractéristiques réelles du site. Une espèce dite « locale » dans une région ne l’est pas nécessairement dans une autre et toutes les essences indigènes ne sont pas adaptées à toutes les parcelles.
09 · Circulations

Accès au terrain, aux constructions et stationnements

La notice doit expliquer l’organisation des accès et des aires de stationnement.

Précisez notamment l’accès automobile, l’accès piéton, la position du portail, l’organisation des stationnements et les éventuels cheminements spécifiques du projet.

Cas des projets accessibles au public ou aux logements collectifs La notice PC4 ne remplace pas les pièces spécifiques d’accessibilité éventuellement nécessaires. Elle peut toutefois expliquer l’organisation générale des cheminements telle qu’elle apparaît sur le plan de masse.
10 · Conformité au PLU

Utiliser la notice pour démontrer les exigences du PLU

La PC4 ne sert pas seulement à décrire l’aspect architectural du projet. En pratique, elle constitue aussi un excellent support pour expliquer de manière synthétique comment le projet répond aux principales règles du PLU ou du PLUi, en complément des plans.

Attention : toutes les règles du PLU n’ont pas à être recopiées Le contenu réglementaire minimal de la notice est défini par le Code de l’urbanisme. Ajouter une démonstration de conformité au PLU est une bonne pratique de dossier, particulièrement utile pour les projets complexes. Il ne s’agit pas de reproduire intégralement le règlement, mais de rendre les points déterminants immédiatement vérifiables.

Stationnement automobile

Lorsque le règlement impose un nombre minimal de places, indiquez la règle applicable, le calcul et le nombre réellement prévu. Le plan de masse doit permettre de retrouver les emplacements annoncés.

EXEMPLE DE PRÉSENTATION

Stationnement automobile
Exigence du PLU : 2 places par logement.
Projet : 8 logements × 2 places = 16 places exigées.
Le projet prévoit 16 places de stationnement sur la parcelle.

Stationnement des vélos

Si le PLU, le Code de la construction ou une autre réglementation applicable impose des stationnements vélos, précisez leur nombre, localisation, accessibilité et caractéristiques utiles. Lorsque l’exigence est exprimée en surface plutôt qu’en nombre d’emplacements, reprenez cette unité.

Ne pas mélanger les sources réglementaires Une obligation de stationnement vélo peut provenir du PLU mais également d’autres textes. Dans la notice, indiquez la source de la règle lorsque cela est utile au contrôle du dossier.

Accès au terrain et largeur des voies

La notice doit expliquer comment le terrain est desservi : voie publique utilisée, accès existant ou créé, accès automobile et piéton, position du portail, largeur de l’accès et organisation des circulations.

Lorsque le règlement impose une largeur minimale d’accès ou de voie, indiquez la valeur exigée et la largeur réellement prévue. Si la desserte intérieure doit permettre le passage de véhicules de secours, de collecte ou d’autres véhicules, décrivez les dispositions pertinentes sans affirmer une conformité qui n’aurait pas été vérifiée auprès du texte applicable.

EXEMPLE DE FORMULATION

« L’accès automobile au terrain est réalisé depuis la rue [...], par un accès d’une largeur de 5,00 m. Le portail coulissant est implanté en retrait de la limite avec le domaine public. Une voie interne dessert les stationnements et l’entrée des bâtiments. »

Pleine terre

Lorsque le règlement impose un pourcentage ou une surface minimale de pleine terre, faites apparaître le calcul dans la notice et identifiez les surfaces correspondantes sur le PC2.

EXEMPLE PÉDAGOGIQUE

Surface de référence définie par le PLU : 1 000 m².
Pleine terre minimale exigée : 30 %.
1 000 × 30 % = 300 m² minimum.
Pleine terre prévue au projet : 365 m².
365 m² ≥ 300 m² : conforme.

Vérifier la définition locale de la pleine terre La définition et la surface servant de base au calcul peuvent varier selon le règlement. Une toiture végétalisée, une dalle plantée ou un revêtement perméable ne doivent pas être assimilés automatiquement à de la pleine terre. Utilisez la définition du PLU ou PLUi applicable.

Coefficient de biotope

Certains PLU ou PLUi imposent un coefficient de biotope par surface (CBS) ou un dispositif équivalent. Le principe consiste généralement à affecter des coefficients différents aux surfaces selon leur qualité écologique, puis à comparer le résultat à l’exigence du règlement.

PRINCIPE DE CALCUL — À ADAPTER AU PLU

Surface éco-aménageable = Σ (surface de chaque type × coefficient de pondération prévu par le PLU).

Coefficient de biotope = surface éco-aménageable ÷ surface de référence définie par le règlement.

Les coefficients applicables aux espaces de pleine terre, toitures végétalisées, surfaces semi-perméables ou autres dispositifs doivent être repris exactement dans le règlement local.

Autres vérifications utiles selon le projet

Emprise au sol maximale
Implantation par rapport aux voies
Implantation par rapport aux limites séparatives
Hauteur maximale
Pentes, formes et matériaux des toitures
Teintes et matériaux des façades
Menuiseries, volets et éléments architecturaux si réglementés
Espaces verts et pleine terre
Nombre d’arbres à planter
Type et essences des plantations si réglementés
Stationnements automobiles
Stationnements vélos
Largeur et caractéristiques des accès
Clôtures et portails
Gestion des eaux pluviales si réglementée

Présenter les calculs sous forme de mini-tableau

Pour les projets comprenant plusieurs exigences chiffrées, un petit tableau de synthèse en fin de notice permet à l’instructeur de contrôler rapidement les principaux points.

EXEMPLE DE SYNTHÈSE PLU

Stationnement : 16 exigés / 16 prévus → Conforme

Vélos : exigence à renseigner / projet à renseigner

Pleine terre : 300 m² minimum / 365 m² prévus → Conforme

Hauteur : 10,00 m maximum / 9,40 m projetés → Conforme

Emprise au sol : exigence et calcul selon le règlement applicable

Biotope : coefficient exigé / coefficient obtenu → Conforme si vérifié

Une notice qui facilite le contrôle L’objectif est que l’instructeur puisse retrouver rapidement la règle, le calcul, le résultat et sa représentation graphique. Une notice structurée de cette manière ne remplace pas le PC2, le PC3 ou les autres pièces : elle les relie et explique la démonstration réglementaire.

Besoin d’aide pour les calculs ?

Certaines règles nécessitent une méthode de calcul spécifique. Plutôt que de surcharger la PC4, ArchiBalise propose des fiches dédiées permettant de comprendre la définition, la formule, les éléments à inclure et les erreurs fréquentes.

Toujours repartir de la règle applicable La pleine terre et le coefficient de biotope dépendent très souvent des définitions et coefficients propres au PLU ou PLUi. Pour l’emprise au sol, une définition nationale existe dans le Code de l’urbanisme, mais des règles locales peuvent ensuite utiliser cette donnée pour fixer un maximum autorisé.
11 · Vocabulaire

Le vocabulaire à connaître pour décrire un projet

Une notice PC4 doit être compréhensible sans avoir à interpréter chaque phrase. Maîtriser quelques termes courants permet de décrire précisément l’implantation d’un bâtiment, ses relations avec la parcelle, la rue, les constructions voisines et les aménagements extérieurs.

Employer les termes avec précision Certains mots peuvent recevoir une définition particulière dans le PLU ou le PLUi. Lorsque le règlement comporte un lexique, utilisez en priorité ses définitions, notamment pour les notions de limite séparative, recul, alignement, emprise ou hauteur.

Limite de propriété

Ligne délimitant la parcelle ou l’unité foncière par rapport aux propriétés ou espaces qui l’entourent.

Exemple : « La construction est implantée à 3,00 m de la limite de propriété. »

Limite séparative

Limite séparant le terrain d’une propriété privée voisine. Selon le règlement local, on peut notamment distinguer les limites latérales et les limites de fond de parcelle.

Exemple : « Le bâtiment est implanté en limite séparative latérale. »

Limite avec le domaine public

Limite entre le terrain privé et une voie ou une emprise relevant du domaine public. Dans une notice, cette formulation est généralement plus précise que l’expression informelle « limite publique ».

Exemple : « Le portail est implanté en limite avec le domaine public. »

Fond de parcelle

Partie du terrain située à l’opposé de l’accès ou de la voie, selon la configuration de la parcelle.

Exemple : « La construction neuve est implantée en fond de parcelle. »

Recul

Distance séparant une construction d’une limite, d’une voie ou d’un autre élément de référence, selon la règle applicable.

Exemple : « La façade principale présente un recul de 5,00 m par rapport à la limite sur rue. »

Latéral / latéralement

Situé sur le côté d’un terrain, d’un bâtiment ou d’un espace.

Exemple : « Les bâtiments existants sont implantés latéralement de part et d’autre de la cour. »

Perpendiculaire à

Se dit d’un élément formant un angle droit avec un autre élément de référence, par exemple une rue ou une limite.

Exemple : « Le volume principal est implanté perpendiculairement à la rue. »

Parallèle à

Se dit de deux lignes ou éléments suivant une même direction sans se rencontrer.

Exemple : « Le bâtiment est implanté parallèlement à la limite séparative. »

Faire front / front bâti

Expression utilisée pour décrire une construction ou un ensemble de constructions qui structurent de manière continue ou marquée la limite d’un espace, notamment une rue.

Exemple : « Les constructions viennent reconstituer un front bâti sur rue. »

Alignement

Terme à employer avec attention : il peut désigner une implantation suivant une ligne bâtie, mais possède aussi un sens juridique lié à la limite du domaine public routier.

Exemple : « La façade reprend l’implantation des constructions voisines sur rue. »

Mur bahut

Mur bas servant généralement de soubassement à une clôture ajourée, un barreaudage, un grillage ou parfois une haie.

Exemple : « La clôture est constituée d’un mur bahut surmonté d’un barreaudage métallique vertical. »

En retrait

Se dit d’un élément implanté en arrière d’une ligne ou d’un autre élément de référence.

Exemple : « L’entrée du bâtiment est aménagée en retrait de la façade principale. »

En limite

Signifie que la construction ou l’aménagement vient s’implanter directement au droit de la limite concernée, sous réserve de la définition et des règles locales.

Exemple : « Le garage est implanté en limite séparative. »

Dans le prolongement de

Permet de décrire une continuité d’implantation, de façade, de toiture ou de volume avec un élément existant.

Exemple : « L’extension s’inscrit dans le prolongement du volume existant. »

En continuité de

Expression utile pour expliquer une relation volontaire avec une organisation bâtie, paysagère ou urbaine existante.

Exemple : « Le projet s’implante en continuité du front bâti existant. »

À l’aplomb de

Désigne une correspondance verticale entre deux éléments ou points. Le terme est particulièrement utile pour les hauteurs, façades, débords et limites.

Exemple : « La hauteur est mesurée à l’aplomb de la façade. »

Quelques formulations utiles dans une PC4

EXEMPLES DE PHRASES

« Le bâtiment principal est implanté perpendiculairement à la voie, tandis qu’un second volume vient fermer la composition en fond de parcelle. »

« Les constructions latérales sont conservées et organisent une cour intérieure accessible depuis la rue. »

« La façade sur rue est maintenue dans son implantation existante et participe à la continuité du front bâti. »

« En limite avec le domaine public, la propriété est fermée par un mur bahut surmonté d’un barreaudage métallique vertical. »

« Le volume projeté est implanté en retrait de la limite séparative et dans le prolongement de la construction existante. »

L’objectif n’est pas de compliquer le texte Utilisez le vocabulaire architectural et urbain lorsqu’il apporte de la précision. Une bonne PC4 reste une notice simple, factuelle et immédiatement compréhensible. Évitez d’accumuler des termes techniques lorsqu’une phrase plus directe suffit.
12 · Rédaction

Une méthode pour écrire plus vite et mieux

La notice est beaucoup plus simple à rédiger lorsque les plans sont déjà suffisamment avancés.

1

Commencer par le PC2

Listez les éléments visibles sur le plan de masse : accès, sols, plantations, clôtures, stationnements et modifications.

2

Lire les PC5

Relevez les matériaux, teintes, toiture, menuiseries, bardages et éléments de serrurerie.

3

Décrire les choix, pas seulement les objets

Expliquez comment le projet s’implante et répond au contexte, sans transformer la notice en argumentaire commercial.

4

Relire avec les plans ouverts

Vérifiez chaque matériau, hauteur de clôture, accès et plantation avant l’export final.

13 · Contrôle croisé

La notice doit raconter exactement le même projet que les plans

Une incohérence entre texte et dessin est l’une des erreurs les plus faciles à éviter avant le dépôt.

PC2 : sols et aménagements identiques
PC2 : clôtures et portail identiques
PC3 : terrassements cohérents
PC5 : matériaux et teintes identiques
PC6 : insertion conforme à la notice
Plantations identiques sur toutes les pièces
Contrôle avant dépôt Recherchez dans le PDF les mots clés sensibles : RAL, clôture, portail, toiture, bardage, pavés, plantations. Comparez ensuite chaque occurrence avec les plans correspondants.
14 · Contrôle

Les erreurs fréquentes

Faire une notice trop générique

Une notice copiée d’un autre dossier et à peine adaptée perd rapidement toute valeur explicative.

Répéter uniquement ce qui est déjà écrit sur les plans

La notice doit apporter du contexte et expliquer les choix, pas seulement reformuler les titres des pièces graphiques.

Écrire « teinte au choix » ou « matériaux similaires »

Lorsque l’aspect extérieur est important, une formulation trop vague peut empêcher de comprendre précisément le projet.

Oublier les clôtures et le portail

Leur hauteur, leur matériau et leur aspect peuvent être directement concernés par le règlement local.

Oublier les sols extérieurs

Enrobé, espaces verts, pavés infiltrants ou autres revêtements peuvent avoir une incidence sur les règles de pleine terre, de perméabilité ou de paysage.

Créer une contradiction avec le PC5

Un bardage bois annoncé dans la notice ne doit pas devenir un enduit sur les façades.

Décrire un projet qui a évolué

Après une modification de conception, pensez à mettre à jour la notice autant que les plans.

Source réglementaire principale

Article R.431-8 du Code de l’urbanisme : la notice précise l’état initial du terrain et de ses abords ainsi que les partis retenus pour l’insertion du projet, notamment l’aménagement du terrain, l’implantation et le volume, le traitement des limites, les matériaux et couleurs, les espaces libres, les plantations, les accès et les stationnements.